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Actus (219)

Les responsables de la Direction Générale des Services du Budget et celle du Trésor et de la Comptabilité Publique du Ministères des Finances et du Budget ont pris part au séminaire interrégional sur le thème "Optimiser la gestion des investissements publics".  Ce séminaire est organisé du 10 au 14 juin 2019 à Libreville (Gabon) par les centres Régionaux d’Assistance Technique du Fonds Monétaire International pour l’Afrique Centrale (AFRITAC Centre) et l’Afrique de l’Ouest (AFRITAC Ouest).

Il s’est agi de sensibiliser les acteurs de la gestion des investissements publics sur les principaux défis à relever en vue d’améliorer la gestion des investissements publics, dans la dynamique de développement des pays présents à ces rencontres.

Le séminaire a connu la participation des représentants des pays membres ci-après de l’AFRITAC Centre et de l’AFRITAC de l’Ouest : Bénin, Burkina-Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, République du Congo, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, Sao Tomé et Principe, Sénégal, Tchad et Togo. De même, l’on a enregistré la participation du Djibouti, de Madagascar, des Comores et d’Haïti. 

Les représentants des pays participants proviennent des administrations financières nationales impliquées dans la programmation et l’exécution des dépenses d’investissement, y compris celles liées au partenariat publics-privé. Y ont également pris part, les représentants du Département des Finances Publiques du FMI, de l’Organisation Internationale de la Francophonie, du Pôle-PNUD de Dakar, des Commissions de l’UEMOA et de la CEMAC ainsi que certaines organisations de la société civile. Les travaux se sont tenus autour de six (6) thèmes notamment :

· Évaluation de la gestion des investissements publics (PIMA) ;

· Planification des investissements publics ;

· Allocation des ressources aux projets d’investissement ;

· Suivi et comptabilisation des actifs ;

· Partenariats Publics-Privé ;

· Exécution des dépenses d’investissement public.

Dans le cadre  du partenariat entre l’Union Européenne et le Tchad, une convention de financement relative au programme d’appui à la consolidation de l’Etat—phase3 (ACET3) a été signée le samedi 15 Juin 2019 à l’hôtel Hilton de Ndjamena. La cérémonie de la signature de ladite convention s’est déroulée en présence du Chef de la Délégation de l’Union Européenne au Tchad Monsieur BERTRAND SORET, du Ministre des Finances et du Budget Monsieur ALLALI MAHAMAT ABAKAR, du Ministre de l’Economie et de la Planification du Développement et bien d’autres invités de marque.

Cette convention de financement d’appui budgétaire d’un montant global de 54 Millions d’euros qui sera versé au trésor public tchadien d’ici fin 2020, vise à renforcer la résilience et le bien-être des populations du Tchad, ainsi que la promotion de la croissance durable et inclusive. Il s’agit en d’autres termes de:

·  Renforcer la gestion et la transparence des    financespubliques, notammentl'efficacitéetl'indépendanceducontrôleexterne;

·  Assurerl'accèsdespopulationsàdesservicesdebasedanslesdomainesdelasécuritéalimentaire,delasantéetdelanutritionenlienaveclePlanNationaldeDéveloppement2017-2021;

·    Contribuer à la stabilité macro-économiquen promouvant ladiversificationéconomiqueetlacréationd'emploi.

En effet, le  décaissement  de  l'appui  budgétaire surla  période  2019et2020  estconditionnépar:

· lesprogrèssatisfaisantsdanslamiseenœuvreduPNDetdesréformesdanslagestiondesfinancespubliques;

·   lemaintiend'unepolitiquemacroéconomiquecrédibleetstable;

·    laréalisationdesindicateursde performancesenrapportaveclamobilisationdesressources,lamaîtrisedesdépensespubliques,l'indépendanceducontrôleexterne,lasantéet  nutrition,  lasécuritéalimentaire,laconsolidationdesbudgetssociauxetledéveloppementdusecteurprivé.

 Le chef de la délégation de l’Union Européenne au Tchad Monsieur BERTRAND SORET atteste que laconventiondefinancement quenoussignonsaujourd'huiinstitueletroisièmeappuibudgétaire detype«consolidationdel'État»financéparI'UE auTchad. Elles'inscritdansleprolongementd'un1erACET(2015-22M€)décidédansl'urgencesuiteàlacriseéconomiqueprofondefrappantlepays,pourdonner  des  liquidités  au  gouvernement  et  d'undeuxièmeACET,destinéàaméliorerlamiseen  œuvredespolitiquespubliques(GFP,santé,nutrition).

Lesappuisbudgétairesdel’UEtoujourssoumisàquatreconditions:larecherchedelastabilitémacro-économique, lamiseenœuvredespolitiquepublique  (PND),l'améliorerdelagestiondesfinancespubliquesetlatransparenceetredevabilitédelaplanificationetdelabudgétisation. Laréuniondecesconditionsdonneralieuaudécaissementde13millionsd'eurosen2019 ainsiqu'en2020,soit26millionsd'eurosautitredelatranchefixe. La tranchedite«variable»dontledécaissementestsubordonnéàl'atteinted'indicateurs,s'élèveà 12millionsen2019et12millionssupplémentairesen2020. Sitouteslesconditionssontremplies,c'estdoncunmontanttotalde50millionsd'eurosquiseraverséauTrésortchadiend'icifin2020,sansoublier4millionsd'eurosdemesuresd'accompagnementenappuiauxréformes, cequi portelacontributiondeI'UEà54millionsd'euros. 

 LacontributionattendueduTchadestdoncdes'investirpleinementdansl'améliorationdelagestiondesesfinancespubliquesetlamiseen œuvredesonPND.Lesindicateursconditionnantledécaissementdelatranchefixemettentquantàeuxl'accentsurdesservicesessentielsquelapopulationtchadienneestendroitd'attendre, telsquelasantéoulessecteurssociaux.

Le Ministre de l’Economie et de la Planification du Développement se réjouit de cefinancementqui varenforcer d’avantageleportefeuilledeprogrammesetprojetsdecettecoopérationdontlaqualitéetlesperformancesnesontplusàdémontreravecnotammentun  niveaud'engagementsetdesdécaissementsremarquables. 

Le Ministre a remerciéaunomdeSonExcellenceMonsieurlePrésidentdelaRépublique,Chefdel'Etat,ChefduGouvernement,etdecescollaborateurs,saisirl'occasionquilui estoffertepours’exprimertouteleursreconnaissanceàl'Unioneuropéenne,premierpartenaireduTchad,pourl'excellentequalitédecoopérationtechniqueetfinancièreavecnotrepays.

Quant au Ministre des Finances et du Budget Monsieur ALLALI MAHAMAT ABAKAR, il se dit satisfaisant de la signature de cette convent qui va aider une fois de plus les efforts du Gouvernement. Il remercie par la même occasion l’Union Européenne qui ne cesse d’aider le Tchad dans le cadre d’appui budgétaire. Le Ministre n’a pas manqué de rassurer les partenaires que le Gouvernement à travers le Ministère des Finances te du Budget est conscient de la nécessité de moderniser les finances publiques de leur mettre sur les rails de standard en matière de gestion des finances publiques. « Nous sommes en train de travailler pour la définition des nouvelles stratégies de développement et de la modernisation des finances publiques. 

C’est d’ailleurs dans ce cadre-là que l’ensemble de nos  partenaires trouveront de réponses à leurs préoccupations» a-t-il ajouté.   

S’agissant de la modernisation des finances publiques, le Ministère des Finances et du Budget  entend faire de sorte qu’il ait tout un dispositif nécessaire en vue de la mobilisation des recettes aussi que les finances publiques soient gérées dans la transparence, l’efficacité et l’efficience dans l’exécution de dépense. A cet effet, le Ministre des Finances et du Budget laisse entendre que : « l’efficacité de la gestion des finances publiques ne relève pas seulement que du Ministère des Finances et du Budget mais c’est une gestion qui relève de tous , à tous les niveaux des départements ministériels , les ordonnateurs , a les niveaux des comptables, pour un niveau standard de la gestion des finances publiques » a-t-il conclut.

Le Secrétaire d’Etat aux Finances et au Budget a clôturé les travaux de l’atelier d’information et de promotion du marché financier d’Afrique centrale organisé par la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale COSUMAF le jeudi 13 Juin 2019 à l’hôtel Hilton de Ndjamena. Placé sous le thème : Le Marché Financier et le Financement de l’Economie. Cet atelier a vu la participation de tous les représentants des pays membres de la COSUMAF.

Pour rappel, la COSUMAT est née de la volonté de la volonté des chefs d’Etat de la sous-région CEMAC de faire l’unification des marchés financiers un projet intégrateur de la CE- MAC, à travers la COSUMAT, le marché financier de la sous-région est donc placé au cœur de la stratégie de relance économique de la zone CEMAC.

En effet, la COSUMAF est un acteur de premier plan au regard de ses missions, mais aussi au regard des attentes des autorités de la CEMAC dans leur objectif d’édifier un Marché Financier à l’échelle régionale, capable :

  •   de favoriser la collecte de l’épargne longue pour l’orienter vers le financement des investissements productifs ;

  •   d’encourager la désintermédiation financière ;

  •   de réduire les coûts financiers ;

  •   d’assurer la diversification des moyens de financement ;

  •   de moderniser le système financier en vue de soulager la Banque Centrale des activités de financement.

  • En clôturant les travaux de l’atelier, le SE a souligné que l’unification du marché financier régional dans notre zone comportant un régulateur unique basé à Libreville(COSUMAF), une bourse de valeur basée à Douala (BEVEMAC) et un Dépositaire Central (transitoirement in-carné par la BEAC), émane de la volonté des Chefs d’Etats de la CEMAC. Lors de leur assise du 31 octobre 2017, sous la Haute Présidence de Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, Leurs Excellences ont souhaité mettre à la disposition des économies de la sous-région un instrument de mobilisation de ressources durables et de financement désintermédié pérenne. Autant d’objectifs qui ne peuvent se réaliser qu’au moyen des efforts à consentir, afin d’asseoir durablement un développement harmonieux et stable du Marché Financier de l’Afrique Centrale. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’action forte et constante que le Gouvernement tchadien a toujours mené aux côtés des autres Etats en faveur de la COSUMAF et du marché financier. Le Tchad a été l’un des premiers émetteurs sur ce marché, par lequel il a pu lever des fonds importants en monnaie locale.

Monsieur le Ministre du Commerce,

Monsieur le Secrétaire d’Etat à l’Economie et la Planification du Développement,

Messieurs le Président de la COSUMAF,

Madame le Secrétaire Général de la COSUMAF,

Messieurs les Commissaires de la COSUMAF,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Communautaires et Internationales,

Messieurs les Présidents des Grandes Institutions de l’Etat,

Chers Acteurs du Marché Financier de l’Afrique Centrale,

Distingués invités, en vos rangs, grades et qualités respectives,

Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un réel plaisir d’être parmi vous ce jour, à l’occasion de la cérémonie de clôture du séminaire sur le marché financier et le financement de l’économie organisé par la COSUMAF, organe de régulation de notre marché financier régional.

 

Je voudrais avant tout souligner la haute portée du présent événement, qui consacre le démarrage d’une nouvelle phase de la vie d’une Institution importante dans le dispositif institutionnel de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale.

 

En effet, l’unification du marché financier régional dans notre zone comportant  un régulateur unique basé à Libreville (COSUMAF), une bourse de valeurs  basée à Douala (BEVEMAC) et un Dépositaire Central (transitoirement incarné par la BEAC), émane de la volonté des Chefs d’Etats de la CEMAC. Lors de leur assise du 31 octobre 2017,sous la Haute Présidence de Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, Leurs Excellencesont souhaitémettre à la disposition des économies de la sous-région un instrument de mobilisation de ressources durables et de financement désintermédié pérenne.

 

L’on ne pouvait parler de marché boursier sans l’existence d’un régulateur  unique,chargé d’élaborer et de faire appliquer les règles dujeu et de veiller à la régularité des opérations effectuées. C’est dire l’importance du rôle de la COSUMAFdans le développement de notre marché financier.  

 

Excellence Mesdames, Messieurs,

 

Distingués Invités,

 

Il me plait de rappeler que la COSUMAFest une Institution Spécialisée de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC), dotée d’une personnalité juridique, qui assure la tutelle, la régulation et le contrôle du Marché Financier Régional. Elle incarne les missions de puissance publique qui lui sont déléguées par les Etats, à savoir : 

 

-      veiller à la protection de l’épargne investie en valeurs mobilières ;

-      veiller à l’information des investisseurs ;

-      veiller au bon fonctionnement du marché. 

 

A ce titre, elle est investie de compétences très larges, dont celle de réguler les opérations d’appel public à l’épargne dans tous les pays de la CEMAC.

 

La COSUMAFest donc un acteur de premier plan au regard de ses missions, mais aussi au regard des attentes des autorités de la CEMAC dans leur objectif d’édifier un Marché Financier à l’échelle régionale, capable : 

 

-      de favoriser la collecte de l’épargne longue pour l’orienter vers le financement des investissements productifs ;

-      d’encourager la désintermédiation financière ; 

-      de réduire les coûts financiers ; 

-      d’assurer la diversification des moyens de financement ; 

-      de moderniser le système financier en vue de soulager la Banque Centrale des activités de financement.

 

Autant d’objectifs qui ne peuvent se réaliser qu’au moyen des efforts à consentir, afin d’asseoir durablement un développement harmonieux et stable du Marché Financier de l’Afrique Centrale.

 

C’est dans cette perspective que s’inscrit l’action forte et constante que le Gouvernement tchadien a toujours mené aux côtés des autres Etats en faveur de la COSUMAFet du marché financier. 

 

Conscient de l’importance du marché boursier et de sa régulation, le Gouvernement tchadien n’entend ménager aucun effort pour l’éclosion de cet instrument qu’il estime capable de participer efficacement aux stratégies du plan national de développement prôné par le Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO.

 

Le Tchad a été l’un des premiers émetteurs sur ce marché, par lequel il a pu lever des fonds importants en monnaie locale.

 

En plus des opérations d’émission réalisées par la suite par d’autres Etats, il convient surtout d’encourager le recours des opérateurs privés à ce mécanisme de levée de fonds, qui montrerait leur appropriation progressive de cet instrument créé pour les accompagner.

 

L’édification de ce mécanisme ne peut être possible que grâce à la convergence des intelligences et au travail de pionnier que certaines compétences des ressortissants de notre sous-région ont pu exercer.

 

Ainsi, Monsieur le Président de laCOSUMAF, Madame et Messieurs les Commissaires de la COSUMAF, je suis persuadé quant à votre capacité à hisser cette institution vers le haut au service de nos économies.

 

 

Excellence Mesdames, Messieurs,

 

Distingués Invités,

 

J’exprime ici toute la cordialité du Gouvernement et vous rassure de la disponibilité des autorités tchadiennes qui, comme à l’accoutumé, seront à votre écoute pour vous accompagner dans votre exaltante mission.

 

En effet, le défi de construction du marché financier demeure encore entier. Les chalenges à relever restent nombreux. Parmi ceux-ci, je pense notamment à la nécessité de :

 

-       dynamiser ce marché pour le rendre efficient ;

-       bâtir un Marché Financier unifié, moderne et efficient, conforme aux meilleurs standards internationaux.

 

Comme vous le voyez, beaucoup de travail reste à faire. La mise en place du Marché Financier Régional demeure confrontée à de rudes défis qu’il faut relever, afin que le cap des principaux objectifs qui lui sont assignés soit accompli. En cela, nous comptons sur votre expérience pour relever ce défi.

 

J’espère, en fin, que la place financière de N’Djamena a pu profiter pleinement des enseignements de ce jour, et que nos acteurs économiques solliciteront le marché financier régional pour le développement de leurs investissements.

 

 

 

Je vous remercie !

 Messieurs le Représentant du Groupe OLAM International Limited

Messieurs les Représentants de la Cotontchad SN

Monsieur l’Inspecteur General des Finances

Monsieur le Directeur General du ministère ; 

Mesdames, Messieurs les Directeurs Généraux ;

Messieurs les Conseillers ;

Messieurs les Membres du comité technique ;

Monsieur le Président de l’Union Nationale des Producteurs du Coton du Tchad

Messieurs et Mesdames les journalistes

 

La cérémonie qui nous réunit ce jour c’est la signature de l’Accord de règlement Partiel de la dette reprise par l’Etat dans le cadre de la privatisation partielle de la Cotontchad SN.

Il s’agit de la dette des cotonculteurs établie au 31 décembre 2017 d’un montant de 6 680 476 207 FCFA. Cette dette, qui résulte de la gestion antérieure à l’arrivée du Groupe OLAM, avait été reprise par l’Etat à travers la convention de garantie et de reprise du passif signée en date du 14 janvier 2019.

En principe, il appartient à l’Etat de régler directement cette dette aux Cotonculteurs, mais par l’Accord que nous avons signé, Il est convenu entre les parties que OLAM, grâce à un prêt obtenu du système bancaire local, versera la totalité de la dette , soit 6 680 476 207 FCFA à la Cotontchad  qui s’engage à son tour de payer directement, immédiatement et intégralement les cotonculteurs.

Le remboursement par l’Etat se fera sur les impôts à payer par la Cotontchad.

Comme vous constatez, mesdames et messieurs il s’agit là d’un effort particulier et extrêmement important consenti par le Gouvernement du Tchad et particulièrement par le Président de la République S.E IDRISS DEBY ITNO en faveur du monde rural.

Dans son soucis permanent d’accroître le pouvoir d’achat de la population tchadienne et surtout des masses rurales, le Chef de l’Etat veut une relance forte de la filière coton pour que celle-ci crée des emplois, distribue des revenus et relancer la consommation nationale qui sont les gages d’une reprise économique solide.

Le paiement de cette dette des cotonculteurs arrive à bonne date en cette période des semis, il va certainement encourager davantage les paysans à s’atteler avec confiance aux travaux champêtres.

Nous souhaitons à la Cotontchad SN et à tous les Agriculteurs une bonne et féconde campagne agricole 2019/20

 

Je vous remercie

 

 

Le Tchad rejoint officiellement la Mutuelle Panafricaine de Gestion des Risques (ARC) le 29 Mai 2019 ceci après la signature du contrat par le Ministre des Finances et du Budget ALLALI MAHAMAT ABAKAR  et Mme LAM AÏSSATA Responsable programme de l'Afrique du Centre et de l'Ouest représentante de la Mutuelle Panafricaine de Gestion des Risques (ARC). Ce contrat permet au Tchad de se protéger des risques liés à  la sécheresse.

Pour rappel, La Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC) est née en 2012 sous l’impulsion des ministres de l’économie et des finances de l’Union Africaine,  à la recherche d’un mécanisme financier permettant aux Etats africains de disposer rapidement de fonds de secours en cas de sécheresse afin d’assister les populations les plus vulnérables.

En effet, cette mutuelle  permet  l’assurance sur un principe mutualiste  :

1) Plus il y a de pays membres de l’ARC Ltd, plus le montant des primes d’assurance est réduit ;

2) La présence des pays de tout le continent permet de bénéficier de la diversité climatique pour obtenir les meilleurs prix auprès de la réassurance ;

3)Même lorsqu’un pays ne connait pas d’une sécheresse une année donnée, il a tout intérêt à rester membre de l’ARC Ltd, dans l’esprit de la solidarité panafricaine, mais aussi, parce que  les primes d’assurance viennent constituer le capital social de l’ARC Ltd. Le pays a donc des parts dans une entreprise financière africaine.

Au Tchad,  la tutelle de l’ARC est assurée par le ministère de la Production, de l'Irrigation et du Matériel Agricole.

Le ministère de l’Economie et de la planification du Développement joue cependant, un rôle important dans la participation du Tchad à l’ARC.

 

 

 

 

 

 

La traditionnelle conférence de la Mission Résidente du FMI sur les « Perspectives économiques régionales» a eu lieu ce mercredi 29 Mai 2019 dans la grande salle de réunion du siège de la BEAC de Ndjamena.

Cette conférence s’est tenue sous le patronage du Ministre des Finances et du Budget Monsieur ALLALI MA- HAMAT ABAKAR, en présence des Présidents des Grandes Institutions de la République, les Elus du peuple, les ambassadeurs, les partenaires techniques et financiers, les Directeurs Généraux des Ministères, les Opérateurs Économiques, les représentants de la Société Civile et des organes de presse.

L’édition 2019 a pris en compte trois principaux thèmes, il s’agit notamment :Une reprise économique contrastée en Afrique Subsaharienne ;

Les conséquences économiques des conflits ;Les zones de libre-échange continentale.Le Ministre des Finances et du Budget dans son propos introductif, a souligné que: « les pays dépourvus de res- sources naturelles devraient bénéficier d’une croissance d’au moins 5% ainsi que d’une hausse de revenu par habi- tant plus rapide que la moyenne mondiale à moyen terme, d’autres pays riches en ressources naturelles, comme le nôtre, accuseraient une croissance plus faible. Pour lui ce paradoxe s’explique, entre autre, par la baisse de la de- mande mondiale de matières premières consécutive à la contraction des économies chinoises et de la zone euro, le dérèglement climatique et son impact sur le secteur agro- pastoral de l’Afrique sub-saharienne, le poids de la dette publique, la fragilité du système de financement de l’écono- mie, l’insuffisance des infrastructures de base. Il faut ajouter à cette liste les défis sécuritaires permanents pour ce qui est du tableau du Tchad impacté par les conflits dans les pays limitrophes.

C’est face à ces défis exacerbés par la crise économique et financière induite par le triple choc de la baisse drastique des cours du pétrole, des préoccupations sécuritaires et de la question humanitaire des réfugiés et déplacés que le Gouvernement du Tchad a fait appel au FMI dès mi-2014 pour la mise en place d’un programme triennal soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) renforcé. En 2017, un nouveau programme avec une prise en compte de la dimension sous régionale des défis a été mis en œuvre.

A l’effet de protéger, de tout risque systémique, nos économies encore vulnérable le programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) concernera, à juste raison, l’en- semble des six(6) pays de la zone CEMAC. Nous y croyons car forts de l’appui constant et du plaidoyer de haut niveau, du Président de la République, IDRISS DEBY ITNO, auprès de ses pairs. Le Ministre n’a pas perdu de vue la question de la dette. C’est dans cette logique qu’il informe l’assistance que la finalisation de l’audit de la dette intérieure assortie d’une stratégie d’apurement et sa mise en œuvre ainsi que l’audit et la restructuration des banques en difficulté devraient ramener la sérénité pour une croissance plus forte et soutenue à long terme et moyen terme ».

A cet effet, Il est à souligner que le Ministère des Finances et du Budget travaille d’arrache-pied pour l’indispensable mobilisation des ressources, la modernisation des services et l’amélioration de la qualité de la dépense publique. Malgré ces perspectives favorables, des faiblesses structurelles qui limitent la résilience de l’économie tchadienne subsistent. Il s’agit entre autres de sa faible diversification, des conditions prohibitives d’accès aux financements, pour ne citer que ceux-là.

Le représentant du FMI, Monsieur Joseph NTAMATUNGIRO dans sa présentation a remercié les invités d’avoir honoré de leurs présences cette conférence sur les     perspectives économiques régionales en Afrique Subsaharienne, avant de souligner que la présentation d’aujourd’hui est relative à l’édition d’avril 2019, qui a été intitulée: « Reprise dans un contexte de grande incertitude ». Le conférencier a fait mention de la reprise après le ralentissement de la croissance de 2015-2016 consécutive à la forte chute des prix du pétrole et de bonnes perspectives pour le moyen terme. Cependant, la croissance demeure modeste et, surtout, fragile. Pour rappel, la production du document a eu lieu dans un contexte d’essoufflement de la croissance économique mondiale, en plus de problèmes propres à la région. Il suffit de citer les menaces de guerre commerciale entre les Etats Unis et la Chine, le Brexit, la normalisation de la politique monétaire aux Etats Unis (passage d’une politique non conventionnelle à une poli- tique conventionnelle). Ces problèmes subsistent, comme l’atteste l’instabilité du marché boursier dont les principaux indices boursiers sont passés d’une augmentation de presque 1% à l’ouverture à une baisse de presque 1% à la clôture du marché. Tel est le cas pour l’évolution des cours du pétrole.

Dans les échanges, les participants ont souligné que l’économie tchadienne doit être beaucoup diversifiée pour que les entreprises nationales soient solide pour booster la croissance économique au niveau local.

Le Ministre des Finances et du Budget Monsieur ALLALI MAHAMAT ABAKAR , son collègue en charge de la Santé Publique et de l’Administration du territoire ont procédé, le lundi 27 mai 2019, à la signature d’un protocole d’entente entre les fondations BILL & MELINDA GATES et ALIKO DANGOTE.

La cérémonie s’est déroulée à l’hôtel LEDGER PLAZA en présence des membres du Gouvernement, les partenaires techniques et financiers, des Gouverneurs, des Leaders Traditionnels et Religieux des provinces concernées et les membres des fondations BILL & MELINDA GATES et ALI- KO DANGOTE. D’un montant de 4,5 milliard de FCFA, le protocole d’entente s’inscrit dans le cadre de renforcement des activités de la vaccination de routine et appui le Tchad sur une période de cinq ans en vue d’améliorer cette couverture vaccinale dans les 3 provinces : le Lac, le Kanem et le Hadjer Lamis. En effet, Le protocole d’entente avec ces deux fondations est une synergie d’action, dans l’optique de rehausser le taux de vaccination dans ces trois pro- vinces où sévit encore le virus polio-sauvage et plusieurs maladies.

Ce financement couvre les sept principaux domaines à sa- voir : la gouvernance, les prestations, la sécurité du vaccin, le contrôle, la surveillance épidémiologique, la formation et la mobilisation sociale.

Le représentant de l’OMS portant la voix de tous les partenaires techniques et financiers se réjouit et félicite les parties prenantes pour cette initiative pour le renforcement de la vaccination de routine. Pour lui, cette initiative vient une fois de plus booster les recommandations du forum national sur la vaccination. « Nous sommes témoins de cet accord et nous vous assurons de vous soutenir avec toute nos forces et nos énergies » soutient le représentant de l’Organisation mondiale de la santé,JEAN-BOSCONDI-HOKUBWAYO.Selon la représentante de la fondation Aliko Dangoté,Zouera Youssoufou, l’objectif de safondation est decontinuer à faire unplaidoyer au niveau du chef de l’État afin d’arriver au résultat de 80% de couverture vaccinale pour tous les enfants du Tchad d’ici la fin de ce protocole d’accord. Pour cela, il faut un travail soutenu à tous les niveaux et l’implication de tout sera un atout pour la réussite de la vaccination de routine au Tchad.

Le Ministre de la Santé Publique AZIZ MAHAMAT SALEH dans son propos de circonstance, souligne que ce protocole d’entente intervient suite à la faible couverture vaccinale de routine des enfants au Tchad estimé à 22%. Ce qui a amené le Gouvernement, à tenir en 2018 sous la houlette de son Excellence le Président de la République, Chef de l’Etat, un forum national sur la vaccination de routine. C’est dans cette dynamique que la signature de ce protocole d’entente avec les deux fondations s’inscrit pour une synergie d’actions en vue de renforcer les activités vaccinales de routine dans les trois provinces bénéficiaires.

Ø Mesdames, Messieurs les Présidents des Grande Institutions de la République ;

Ø Mesdames, Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Ø Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs ;

Ø Messieurs les Représentants des organisations internationales et régionales ;

Ø Mesdames, Messieurs les Partenaires Techniques et Financiers;

Ø Mesdames, Messieurs les Députés ;

Ø Mesdames, Messieurs, les opérateurs économiques, 

Ø Mesdames, Messieurs les directeurs généraux et directeurs de services ;

Ø Mesdames, Messieurs les représentants des milieux universitaires ;

Ø Mesdames, Messieurs les représentants de la société civile ;

Ø Mesdames, Messieurs les responsables des organes de Presse ;

Ø Distingués invités ;

Ø Mesdames, Messieurs.

 

D’emblée, je voudrais saluer la présence de chacune et chacun de vous à cette importante Conférence sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique sub-saharienne. L’engagement personnel de Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement et celui du peuple tchadien, à la résolution des crises en Afrique nous commande, nous décideurs et techniciens tchadiens, d’avoir une bonne connaissance des défis et opportunités auxquels font face les pays d’Afrique sub-saharienne.  La participation active de tous les Africains à la recherche de solutions idoines aux défis de développement de notre cher continent est un idéal que les Pères-Fondateurs de l’Union Africaine ont appelé de tous leurs vœux. Idéal pour lequel les Chefs d’États  œuvrent toujours sans relâche.

C’est donc fort opportunément que le Fonds Monétaire International nous donne l’occasion, à travers ses publications périodiques consacrées à l’Afrique subsaharienne sur les sujets spécifiques, d’enrichir nos connaissances et nous fournir des pistes d’action en vue de susciter, en nous, une meilleure contribution au développement de notre continent.

 

L’édition d’avril 2019 nous présente, en premier lieu : les perspectives macroéconomiques sur fond d’incertitude des variables de nos économies. Puis, il sera question des conséquences économiques des conflits. La zone de libre échange continentale, lancée très récemment par l’Union Africaine, fera l’objet de la dernière déclinaison de notre thème d’aujourd’hui.

 

Excellences, Mesdames et Messieurs

 

Tout en laissant le soin au Représentant résident du FMI de présenter en profondeur ces sujets, les enseignements tirés de la présente édition nous interpellent à plus d’un titre.

Il en ressort que quand certains pays dépourvus de ressources naturelles devraient bénéficier d’une croissance d’au moins 5% ainsi que d’une hausse de revenu par habitant plus rapide que la moyenne mondiale à moins terme, d’autres pays riches en ressources naturelles, comme le nôtre, accuseraient une croissance plus faible.

 

Ce paradoxe s’explique par, entre autre, la baisse de la demande mondiale de matières premières consécutive à la contraction des économies chinoise et de la zone euro, le dérèglement climatique et son impact sur le secteur agropastoral de l’Afrique sub-saharienne, le poids de la dette publique, la fragilité du système de financement de l’économie, l’insuffisance des infrastructures de base.

 

A cette liste, il faut ajouter les défis sécuritaires permanents pour ce qui est du tableau du Tchad  impacté par les conflits dans les pays limitrophes.

C’est face à ces défis exacerbés par la crise économique et financière induite par le triple choc de la baisse drastique des cours du pétrole, des préoccupations sécuritaires et de la question humanitaire des réfugiés et déplacés que le Gouvernement du Tchad a fait appel au FMI dès mi-2014 pour la mise en place d’un programme triennal soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) renforcé. En 2017, un nouveau programme avec prise en compte de la dimension sous-régionale des défis a été mis en œuvre.

 

Ce nouveau programme, qui a reçu l’appui multiforme d’autres partenaires techniques et financiers, repose sur la stratégie de stabilisation et de sortie de crise mise en place par le Gouvernement. Il nous a permis d’amorcer une relance de la croissance en 2018, après trois (3) années consécutives de récession.

A l’effet de protéger, de tout risque systémique, nos économies encore vulnérables, le programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) concernera, à juste raison, l’ensemble des 6 pays de la zone CEMAC. Nous y croyons car forts de l’appui constant et du plaidoyer de haut niveau, du Président de la République, IDRISS DEBY ITNO, auprès de ses pairs.   

 

Mesdames, Messieurs,

Distingués invités,

Il m’importe de rappeler qu’avec notre ferme volonté de mettre en œuvre l’ambitieux mais réaliste programme des reformes, soutenu par nos partenaires techniques et financiers,  les actions en cours que sont le règlement, dans les tous prochains jours, de 30 milliards du stocks des arriérés enregistrés au Trésor, l’apport de liquidité dans les banques à travers l’amélioration du taux de remboursement des obligations et bons publics ainsi que la mise en place de la commission nationale de recouvrement des créances des banques, devraient renforcer davantage le retour à la croissance à court et moyen termes.

 

La finalisation de l’audit de la dette intérieure assortie d’une stratégie d’apurement et sa mise en œuvre ainsi que l’audit et la restructuration des banques en difficulté devraient ramener la sérénité pour une croissance plus forte et soutenue à long terme.

 

Il est à souligner que nous ne perdons pas de vue l’indispensable mobilisation des ressources, la modernisation de nos services et l’amélioration de la qualité de la dépense publique.

 

Malgré ces perspectives favorables, des faiblesses structurelles qui limitent la résilience  de notre économie subsistent. IL s’agit entre autres de sa faible diversification, des conditions prohibitives d’accès aux financements, de l’irrégulière disponibilité et du cout de l’énergie, des préoccupations quant au climat des affaires ;  pour ne citer que ceux-là.

 

C’est ici le lieu d’exprimer les sincères remerciements du Gouvernement de la République et celles du Ministère des finances et du budget, en particulier, aux partenaires techniques et financiers pour leur soutien continu et multiforme.

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

 

Pour ce qui est de la déclinaison thématique portant sur les conséquences économiques des conflits, plus que tout autre pays, le Tchad connait le désastre des conflits armés pour l’avoir subi et vécu dans sa chair.

 

Pour l’heure, nous vivons de plein fouet l’insécurité sous régionale, contenue hors de nos frontières par nos vaillantes forces de défense et de sécurité.

 

Notre présence au Mali, au Niger et au Nigeria, l’accueil de centaines de milliers de réfugiés à l’est, à l’ouest et au sud de notre pays et les incursions sporadiques des groupuscules intégristes armés nous font payer un prix particulièrement élevé pour assurer notre paix, notre quiétude, notre sécurité intérieure.

 

Outre leurs impacts sur notre potentiel de mobilisation de recettes fiscales et douanières, les situations à nos frontières et dans la bande saharo-sahélienne nous contraignent à consacrer près de 30% de nos ressources budgétaires aux dépenses de sécurité privant ainsi les secteurs productifs et sociaux de ces indispensables transferts budgétaires.

L’accumulation d’arriérés intérieurs résulte également de ce choix obligé imposé par la géographie et les circonstances particulières de la sous-région.

 

Nous sommes convaincus que les circonstances particulières de la sous-région sont bien perçues par nos partenaires. Cependant nous ne croyons pas qu’elles soient comprises à la pleine mesure des efforts consentis par notre pays et du fardeau qu’elles représentent pour nos populations.

 

Les finances publiques du Tchad ne doivent pas être auscultées suivant les critères standards communément appliqués aux pays sans contraintes particulières.

J’invite nos partenaires à nous réserver une approche circonstanciée tenant compte de tous les chocs que nous subissons : le choc des cours du pétrole dont les effets ne sont pas encore estompés, les chocs climatique, sécuritaire et humanitaire.

 

Pour notre part, nous pouvons les assurer que, sous la conduite vigilante, avisée de Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, nous ne relâcherons pas nos efforts pour préserver notre sécurité intérieure, chèrement acquise et condition sine qua none pour tout essor économique et social.

 

Il est évident que sans la sécurité et la stabilité, Il ne peut y avoir ni croissance ni développement, encore moins programme.

 

Avant de finir mon propos, je voudrais me réjouir de l’écho, fait par l’Union Africaine, de la création de la zone continentale de libre-échange. Il est plus que jamais temps pour que cette initiative aboutisse rapidement à la consolidation d’un marché africain dynamique et fort en vue d’un développement durable et inclusif de notre continent. Les défis et obstacles ainsi que les opportunités exposées dans cette revue devraient nous encourager à davantage à l’actions.

 

Je ne doute pas un seul instant que les échanges que nous aurons lors de cette conférence contribueront incontestablement à une très bonne compréhensions des enjeux et problématiques de nos économies, dans un monde en perpétuelles mutations.

Je vous remercie pour votre bien aimable attention.

 

 

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